samedi 7 novembre 2009

L’incertitude

Habituellement, j’aime bien cette période de l’année – malgré tout, malgré le froid, malgré le temps gris, malgré que les arbres soient dénudés et que le paysage affiche une tristesse évidente. J’adore marcher dehors, au soleil… l’odeur des feuilles mortes… la lumière agonisante… J’aime bien recommencer à porter des gros chandails de laine, à m’encabaner, à faire des petits soupers aux chandelles, à allumer un bon feu le soir, à me sentir protégée du froid dans une maison chaleureuse et accueillante qui sent les bons petits plats mitonnés avec amour.

Cependant, cette année, tout a un goût d’apocalypse. La grippe qui menace, le vaccin qui n’a pas été testé selon les règles de l’art, les gens en bonne santé qui meurent, foudroyés par le virus et qu’on se dépêche de mettre en page 1 des quotidiens… Je pense, par exemple, à ce jeune hockeyeur en bonne santé. 13 ans, et sa vie lui est enlevée par un vulgaire virus! Ou à cette femme de mon âge, qui s’entraînait, comme moi, et faisait attention à son alimentation, comme moi… partie, en moins de 2 jours après avoir reçu l’injection. Bien sûr, les médecins clament haut et fort que le vaccin n’y est pour rien!

Je me sens coincée dans une souricière. D’un côté, l’image du vaccin « salvateur », en lequel je n’ai aucune confiance. De l’autre, celle du méchant microbe qui n’est rien d’autre qu’une mauvaise grippe, sauf qu’il a déjà prouvé à quelques reprises qu’il pouvait être très vicieux. Et les médias qui en mettent, la pression des médecins sur la population à recevoir cette injection. Et, à travers la mêlée, la voix de certains professionnels de la santé qui s’élève pour ajouter à la confusion : « Ne recevez pas le vaccin, il n’a pas été suffisamment testé! ». De quoi devenir fous!

Oui, cette année, novembre a vraiment une allure apocalyptique. Vivement janvier… si on s’y rend! ;o)

dimanche 14 juin 2009

L'achèvement d'une mission


Il me reste quelques étapes à franchir pour terminer la succession de ma tante, décédée l'an dernier.

La maison est à vendre. 65 ans d'histoire, dont près de 60 d'une famille que j'ai mieux appris à connaître en tant qu'adulte ces dernières années. Des gens fiers, travaillants, intègres et serviables qui se serrent les coudes et qui vivent une amitié fraternelle tissée serrée. Une famille de plus en plus décîmée suite au décès des aînés qui nous quittent pourtant à un âge plus que respectable.

Mon rôle de liquidatrice peut paraître simple de l'extérieur: liquider tous les biens afin de distribuer les montants aux héritiers. Toutefois, cela implique beaucoup de travail, mais surtout beaucoup d'émotions.

Je me retrouve à fouiller la vie privée de personnes que je croyais connaître et sur qui j'apprends des choses inédites. J'entre dans leur intimité la plus secrète; je vide des tiroirs, des garde-robes, sous l'oeil attentif de tous ces fantômes qui ont vécu une bonne partie de leur vie dans la maison. Il m'arrive de m'arrêter et de voir dans ma tête le film des jours que j'y ai vécus: tous ces Noël avec le sapin argenté éclairé d'un spot rotatif à quatre couleurs, le sol sous le sapin, jonché de cadeaux... il y en avait tellement qu'on avait peine à marcher dans cette portion du salon double! Les fêtes du jour de l'An, la maison remplie de monde, les jeux, les éclats de rire... Deux des trois étages étaient remplis d'oncles, de tantes, de cousins et de cousines, tous endimanchés, tous prêts pour la fête. Les activités se déroulaient au sous-sol où le plafond est tellement bas que les plus grands devaient marcher la tête baissée. Le rez-de-chaussée appartenait aux oncles joueurs de cartes et aux tantes qui voulaient jaser tranquillement. L'étage du haut demeurait interdit aux invités, un endroit privé où se trouvaient deux chambres, celle de deux de mes tantes et celle où mes parents dormaient quand ils venaient en visite. J'y montais de temps-en-temps pour retrouver un peu de calme, contraster avec le brouha-ha de la fête. Cela me donnait l'impression de tricher, de faire quelque chose d'interdit.

Je revois mes étés... la fois où j'avais descendu en vélo la pente menant vers la maison et où j'étais tombée sur le trottoir de ciment... La côte de sable qu'on descendait en courant, ma soeur et moi. On revenait à la maison en riant, couvertes de sable et ravies! Les "Cabanes à Midas"... la crème glacée de grand-maman... l'odeur du steak avec du "gravy"... les galettes de sarrazin... le blé d'inde au mois d'août... les concombres et les tomates du jardin d'oncle Maurice... Le travail à la shop, les biscuits que ma tante m'offrait en collation... mon oncle sillonnant les différents services de son entreprise... la maison et ses nombreux visiteurs...

C'était une belle maison, accueillante, pleine de vie. Elle est aussi belle aujourd'hui... elle a seulement perdu son âme, envolée avec la dernière de la famille à l'habiter : tante Mimi.

Même si j'ai bien contrôlé mes émotions la plupart du temps, j'ai eu le coeur gros à plusieurs reprises. L'odeur de l'endroit, les vêtements de ma tante, les quelques vêtements qui restaient de ma grand-mère... les souvenirs de mon autre tante, celle si pieuse et tranquille qui vivait avec eux et qui a été la première à nous quitter. Ce fut un choc pour moi de recevoir les documents de l'agent d'immeuble, celui qui donne les détails de la maison, l'information qu'on retrouve sur Internet. Là, j'ai pleuré. Notre bijou familial, notre boîte à souvenirs est maintenant à vendre, pour vrai.

Je souhaite sincèrement que les nouveaux propriétaires auront autant de bonheur à vivre là que ma soeur et moi avons eu à y séjourner. Je souhaite qu'ils arrivent à lui redonner son âme, sa vie et qu'ils y passent des jours très heureux.

Pour ma part, je pense qu'il me faudra beaucoup de temps avant de pouvoir repasser devant la maison. Ça sera trop difficile.

Je me dois, en terminant, de remercier mon oncle, celui qui est propriétaire de la "shop". Il vit présentement dans la maison sans vraiment l'habiter: il n'y va que pour dormir. Mais il m'a été (et m'est encore) une aide précieuse! Que d'heures il m'a sauvées en appelant ses contacts pour envoyer des gens chercher les nombreux items à donner! Et toutes les fois où je me rends à la maison, il se rend disponible pour m'aider ou simplement m'accompagner parce qu'il sait combien ça peut être difficile. Je lui dois une fière chandelle. Il est vraiment extraordinaire. Merci oncle Gérard! :)

Cela fait maintenant près d'une heure que j'écris... mais ça m'a fait un bien immense. Je me sauve, on travaille sur le ponton aujourd'hui. Ça va me changer les idées, je crois que j'en ai besoin!

mercredi 27 mai 2009

À tous ceux qui ont peur de la quarantaine

Il ne faut pas le dire trop fort, mais depuis janvier, j'ai 40 ans... et je dois dire que je n'ai jamais été aussi heureuse!

Le début de la quarantaine est pour moi une révélation, un âge doux où toutes mes peines et douleurs sont récompensées au centuple! C'est un âge qui me permet de reprendre le fil que j'ai échappé tout de suite après mes 29 ans, là où j'ai laissé la route belle et droite pour en prendre une sinueuse et compliquée.

Derrière moi, la trentaine, avec tous ses chambardements! Ce fut pour moi une période de grosses remises en question, de déceptions, de coupures de liens, de tristesse même... Comme une deuxième adolescence. J'ai l'impression de m'être cherchée pendant 10 ans, j'ai presque perdu espoir de me trouver... et voilà, ça y est!

Depuis quelques temps, je ne rencontre que des personnes qui me ressemblent vraiment, qui ont des valeurs très semblables aux miennes. Je crée des liens solides avec des gens vrais, je retrouve des anciens camarades de classe et je me sens bien en leur compagnie (ceux qui se sont déjà sentis rejetés pendant leur adolescence vont comprendre)... je travaille dans une compagnie qui a le respect de ses employés, auprès de gens qui m'apprécient, que j'apprécie, et en plus, j'ai la chance d'avoir une patronne qui est sur la même longueur d'ondes que moi... Que demander de plus! :) :) :)

À la maison, je sens que les liens qui me relient à mon Pom sont plus fort, plus doux, plus beaux...

Voilà! C'est ça la quarantaine pour moi. Avez-vous hâte que ça vous arrive?! ;)

dimanche 24 mai 2009

Mon père

Hier, j'ai eu la visite de mon papa au chalet, pour souper. Il était en super-forme! On a beaucoup jasé de son récent voyage en Europe.

Il a bien maigri depuis janvier dernier et, pour être franche, il en avait urgemment besoin! Il marche régulièrement et semble en pleine forme. Je suis vraiment soulagée et heureuse de le voir aussi bien car pendant quelques temps, il m'inquiétait.

Il nous a montré ses photos d'Europe... en fait, quelques-unes de ses 4000 photos! C'était magnifique! J'avais l'impression d'y être. Il a un réel talent et sait faire ressortir le plus petit détail pour en faire une oeuvre d'art. J'aurais aimé hériter de ce talent... mais je manque de patience! ;o))

Il était près d'1h la nuit dernière quand il est parti. Je tombais déjà de sommeil depuis une bonne heure et je m'en voulais d'être si fatiguée - j'aurais aimé pouvoir poursuivre le visionnement de ses photos toute la nuit!

Ce matin, le soleil brille et le cardinal à poitrine rose chante son bonheur d'être en vie. La forêt sent bon, l'air se fait clément et... il y a des moustiques. Bien sûr... ;o)) Faut bien passer par là!

Je me sauve accomplir quelques tâches sur ma liste afin d'avoir du temps pour profiter de ce beau dimanche.

À bientôt!

samedi 23 mai 2009

Ma chum Julie

Après avoir commencé à fermer mes applications et à me diriger vers mon lit où m'attendait mon bel au bois dormant, j'ai eu un appel de ma chum Julie avec qui je discutais sur MSN plus tôt: son laptop venait de la laisser tomber...

Julie est ma chum depuis le cégep. Nous étions dans la même classe pour la majorité de nos cours. Elle vit maintenant aux États-Unis et je la vois peu souvent. Toutefois, même si on est plusieurs mois, voire une année sans se parler, notre lien demeure le même et ça, ça n'a pas de prix. C'est comme si c'était hier! On ne vit pas ça avec tout le monde... Souvent, après un certain temps d'absence ou sans se parler, une sorte de gêne s'installe et on ne sait plus quoi se dire.

Pas avec Julie. Et hier, ça faisait longtemps qu'on s'était parlé et elle s'ennuyait. Ça m'a réellement touchée parce qu'elle me manque aussi. Sa vie semble s'orienter vers un rythme plus positif, elle qui s'est toujours débrouillée avec le minimum. Elle termine actuellement un cours qui lui permettra de gagner un bien meilleur salaire, et en plus, elle fera quelque chose qui la passionne. Je suis très heureuse pour elle.

J'admire cette qualité qu'elle a: ne jamais s'en faire. Pas d'argent qui rentre? On va se débrouiller. Pas de job en vue? On va trouver quelque chose. Toujours cette confiance constante qui l'habite. Un bon modèle à suivre, moi qui m'en fais pour tout!

Julie, ne change pas! Je t'aime de même! Et puis ton mari et ta poupoune, ce sont des anges et tu les mérites! Je suis super-contente de te voir si heureuse!!! :)

(je promets, un jour, je vais mettre des photos...)

vendredi 22 mai 2009

Une belle semaine, finalement!

La semaine a très bien été finalement... Beaucoup mieux que je l'aurais pensé au départ, surtout au travail. À la maison, disons que j'étais moins organisée, encore sur le rythme cubain. On ne peut pas tout avoir, je suppose... ;)

Ce soir, j'ai décidé de ne pas me rendre à la maison de ma tante demain. Mon cou me fait souffrir depuis hier et j'ai l'intention d'attendre qu'il soit guéri avant de jouer avec des boîtes... La maison sera mise en vente officiellement ce week-end. Encore des émotions à vivre... c'est la vie!

En me rendant au chalet tout à l'heure, j'ai pu admirer le coucher de soleil, le ciel sans nuages et rosé... j'ai repensé à Cayo Largo, nos journées à ne rien faire, sur la plage... nos soupers entre amis... Justement, ça s'y prêtait un peu puisque le trafic était lent. J'étais vraiment sur un "beat" cubain. Manquait les mariachis... et nos amis!

C'est tranquille maintenant. Il est 23h passées, la nature s'est endormie et je suis sur le point de faire la même chose... au son du chant des grenouilles. Et demain, comme à toutes les fois où je me réveille ici par un matin ensoleillé, je regarderai, les yeux encore lourds de sommeil, les feuilles des arbres se bercer doucement sous les rayons d'un soleil timide et un peu engourdi...

mardi 19 mai 2009

Le retour des vacances

Première journée de travail après les vacances. Pas facile...!

En fait, oui, c'était beaucoup plus facile que je l'avais pensé. D'abord, ça va avoir l'air "téteux", mais j'aime ma job. Ma patronne et moi avons une belle relation, la chimie est excellente entre nous et on travaille de la même manière alors on se comprend. Et puis elle me donne de super-beaux projets, c'est très motivant!!

Et puis au retour, j'ai échangé quelques mots avec ma belle Cat. Comme elle est attachante! Je m'ennuie déjà d'eux, elle et son Amour. Pom aussi!

J'ai aussi placoté avec ma soeur, la Toulousaine. Notre enfance nous a vues comme chien et chat, mais aujourd'hui, c'est plutôt comme les deux doigts de la main que nous sommes... Elle est tellement heureuse depuis qu'elle vit en France que je trouve moins difficile qu'elle soit loin!

Puis on est allés manger du sushi, Pom et moi, pour fêter nos 19 ans de vie commune. C'était succulent, bien sûr, mais c'était encore meilleur parce que j'étais avec l'homme de ma vie. Il m'est difficile de décrire combien on s'aime après tout ce temps, mais si je devais le perdre d'une façon ou d'une autre, je m'effondrerais. Il est toute ma vie! Mon pilier inébranlable, ma force, ma légèreté aussi (moi qui prends tout au tragique!), ma constance, mon énergie... Dans les bons moments comme dans les moins bons, il est resté, fidèle au poste. C'est mon héros!

Bon, là-dessus, je vais prendre une p'tite demi-heure devant la télé, collée-collée sur mon chum.

Bonne nuit! :o)